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»DE HAAN-CENTRE
• LE DÉBUT
L'histoire nous apprend que De Haan était un hameau près de la mer, situé sur le territoire des deux villages les plus anciens des polders: Klemskerke (1003) et Vlissegem (988).
Ce hameau restait protéger de la mer grâce aux larges dunes environnantes. C'est par ces mêmes dunes que Vlissingen et Klemperer n'ont jamais connu d'inondations durant l'histoire.
Les premiers écrits décrivent De Haan comme un groupe de huttes érigées dans les dunes ou la bruyère de Clemskerke ou Vlisseghem. Les habitants étaient mal vus par les autres villages. La population se consistait d'ouvriers, de pêcheurs de crevettes, qui vendaient leur marchandise de village en village en se déplaçant avec un âne, un savetier,un tisseur, un ménétrier de village et pour le reste des pauvres et un meunier.
Les autorités se plaignaient du caractère illégal des habitations. On a retrouvé des lettres où l'on prétendait que c'étaient des gens de "mauvais caractère" qui y habitait et que c'était un centre de voleurs et de braconniers. Les douaniers , dont les premiers donnés se situent vers 1814, y avaient aussi leur refuge. Ils ont reçu une meilleure location vers 1830. On appelait ces postes douaniers les "komiezenkotten" (commises), on les a démolis en 1961/62. Les échouements sur la plage ont souvent donné lieu à des disputes remarquées et même à de véritables bagarres.
Les habitants des dunes devaient payer une sorte de loyer pour laisser paître leurs animaux et ils étaient obligés de planter du hoya pour éviter que le sable soit emporté par le vent, un problème que l'on connaissait déjà à Vlissegem.

• ORIGINE DES DUNES BOISÉES
La plantation du hoya n'arrivait pas à empêcher la détérioration des dunes. On essaya ensuite de planter des pins, mais cela ne réussissait pas toujours. En 1836, Théodoor Van de Walle, le président de la commission de l'agriculture de la Flandre occidentale, reçut l'autorisation de planter les combes dans les dunes. Pieter Jan Gezelle, le père du fameux poète brugeois Guido Gezelle, était son ouvrier.
Théodoor Van de Walle décéda en 1848. Après lui les plantations étaient moins soignées, il y eu même de nombreuses disputes pour obtenir les droits de plantation. En 1854, le maire de Vlissegem écrivait une lettre à la veuve de T. Van de Walle pour se plaindre.
En ce temps on était fort peu concerné par le problème de l'environnement, et il y avait surtout le problème des lapins. Malgré le fait que tout le monde les chassait, les dégâts qu'ils causaient étaient énormes. L'état des dunes était devenu déplorable. En 1874, les villages demandaient la permission d'exterminer tous les lapins.
En 1886, l'administration et le ministère de l'agriculture prenaient l'initiative en main. L'architecte paysagiste, L. Van der Swaelmen était chargé de créer un grand parc où les touristes d'Ostende et de Blankenberge pourraient se promener. En 1887 une commission fut érigée pour étudier les plantations de forêts à l'étranger mais aussi en Belgique. On décida de prendre les mesures suivantes. Tout d'abord on devait améliorer la terre en ajoutant des engrais, ensuite le choix des arbres devait être plus réfléchi. Les dunes devraient être mieux protégées des lapins et il fallait éviter de laisser paître trop d'animaux. Grâce à ces décisions, nous avons la chance de pouvoir nous promener dans un bois de 157 ha. s'étendant de Wenduine au quartier Vosseslag ,qui touche Bredene.
• UN SÉJOUR AGRÉABLE À LA MER
Le succès du tourisme côtier et la construction de la ligne de tramway, inaugurée le 8 août 1886, ont apporté des changements considérables. Les passagers du tram racontaient que descendre à De Haan valait plus que la peine. L’architecte Eduard Colinet était du même avis et voulait créer son rêve à De Haan: combiner les avantages d’un séjour à la mer au charme de la campagne. Et c’est se rêve que monsieur Imschoot, le président de l’union commerciale, maritime et industrielle d’Ostende, a mentionné dans son discours le 22 juillet 1888,lors de l’inauguration officielle de la station balnéaire et du premier hôtel,.
Le 29 juillet1889, un décret royal confirma le contrat entre l’état belge et les messieurs Colinet et Passenbronder pour la location de 50 ha de dunes à Vlissegem et Klemskerke.
Colinet décéda en 1890 et il y eu des disputes entre ses héritiers et son partenaire. Madame Colinet a finalement reçu tous les droits et en 1895 la concession fut vendue à Leon Herreboudt de Bruxelles. Celui-ci a immédiatement vendu à Delphin Depuydt, notaire et bourgmestre de Gistel. Ils ont fondé la première Société anonyme du Coq sur Mer.
Par deux fois cette première concession fut agrandie: en 1904 avec 3ha40a et en 1912 avec 15 ha. Une nouvelle société fut érigée en 1911 après la liquidation de la première.
• DE HAAN SE DÉVELOPPE
Malgré les changements dans la gérance de la concession, toutes les personnes responsables n’avaient qu’un but : la création d’un parc pour villas avec une grande considération pour la verdure et le maintien des dunes. Chaque constructeur se voyait obligé à planter des arbres, d’aménager des parterres de fleurs et des pelouses. Aucune construction ne pouvait dépasser un sixième du terrain.
C’est ainsi que De Haan a pu conserver son caractère d’oase de verdure. L’architecte le plus influant a sans aucun doute é J. Stübben. Cet architecte urbaniste a travaillé à Berlin, Aix-la-Chapelle, Cologne, Alto, Basel, Bilbao et Poznanie. Il était l’adviseur personnel du roi Léopold II. D’après Stübben une station balnéaire ne devait pas tolérer des buildings (encore maintenant on trouve peu de construction en hauteur) et il devait y avoir le plus de bois possible pour se protéger du vent. Pour sauvegarder la tranquillité, les chemins devaient serpenter. Il avait une passion pour les constructions en style anglo-normand. Sous l’impulsion de Léopold II la route royale fut construite et De Haan compta le premier terrain de golf de notre pays.
C’est ainsi que vers la fin du 19ième siècle, ce petit village près de la mer était devenu un lieu très attractif pour les touristes. Surtout les français et les anglais appréciaient De Haan. En 1899, on a même construit un casino, mais déjà en 1929 il fut démoli. Les deux kiosques qui formaient l’entrée en sont le seul souvenir.
Aux environs de 1899, monsieur Simson entama la construction du "Grand Hôtel du Coq", un hôtel reconnu comme un des plus luxueux de cette période. En 1949, cet hôtel changea de nom et de destination. "L’Espérance" accueillait depuis lors des jeunes venant de Wallonie. Maintenant nous y retrouvons la mairie.
• L’AIR PUR ET SAIN
Grâce à l’unique combinaison de mer, plage et bois De Haan devint très vite une station balnéaire très appréciée par des centres vacanciers sociaux et hébergea différents homes pour enfants. Le "zeepreventorium" était le premier en 1924, et grâce au docteur F.A.R. Alexander, ce centre est reconnu internationalement.
Bien que des soi-disant aventuriers allaient demander des emplacements pour leurs tentes chez la population locale, ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale que "faire du camping" est devenu à la mode.
• LA MATURITÉ DE DE HAAN
Pour la population locale tout ce changement en si peu de temps a créé une véritable révolution. Malgré le fait que le tourisme apportait du travail et un certain luxe, il y avait aussi une quantité de difficultés. Le problème linguistique formait déjà le premier obstacle.
Les habitants de la concession ont souvent demandé une certaine autonomie et essayé de fonder "la commune De Haan". Klemskerke et Vlissegem n’étaient pas du tout d’accord. Aux alentours de 1930, les journaux de l’époque écrivent des articles sur "les querelles du Coq et son village".
Après la deuxième guerre mondiale ces querelles appartiennent au passé et De Haan continue à se profiler avec succès comme une station balnéaire avec une propre identité.
Les municipalités consécutives de De Haan sont toujours restées fidèles aux principes initiaux d’urbanisation et d’architecture. De cette façon on a réussi de sauvegarder le cachet particulier de la concession. Entre-temps différents bâtiments ont été classés, d’autres sont protégés.
H.V.D.B.
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sur cette page
• Le début
• Origine des dunes boisées
• Un séjour agréable à la mer
• De Haan se développe
• L’air pur et sain
• La maturité de De Haan
Liens
• Louis Van der Swaelmen
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