»WENDUINE

DES POISSONS…
Nous savons de Wenduine que c’était une paroisse dépendante de l’église de Uitkerke et que ce n’est qu’ en 1180 qu’elle a acquis son indépendance. L'aspect le plus important de l'histoire de Wenduine est sans aucun doute la pêche maritime.
En 1378 Wenduine possédait une flotte de 43 bateaux sur lesquels travaillaient 178 pêcheurs, dont 121 appartenaient à la ligue des vieux pêcheurs et 37 à celle de jeunes pêcheurs. Détail remarquable: Wenduine comptait 24 tavernes pour divertir ses habitants. Les pêcheurs de Wenduine sont même connus en Angleterre. Des archives anglais mentionnent que nos pêcheurs avaient à faire à des pirates, des navires de guerre mais qu’ils avaient surtout beaucoup de problèmes avec les marsouins, un poisson qu’on appelle aussi le pourceau de mer. A cause des grands dégâts que ces poissons causaient, ils demandèrent aux instances de Bruges de recevoir la permission de chasser le marsouin. Ils reçurent l’autorisation de chasser durant toute l’année: "au harpon sans pardon". Par gratitude ils offrirent un marsouin au nouveau prévôt de Bruges à son arrivée.
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LA FIN DE LA PÊCHE
De cette riche histoire, Wenduine n'a gardé que son blason qui est repris dans le nouveau blason de la commune De Haan.

En 1424 la corporation des pêcheurs nécessitait une nouvelle bannière. L'inscription choisie était: «met ‘t harpoen, zonder pardoen» (avec le harpon, sans pardon).Ce n'est qu'en 1936 que la commune Wenduine a officiellement reçu son écusson, malgré le fait qu il était déjà employé sur divers documents. L'histoire était un peu oubliée.

A partir du 16 ième siècle diverses raisons ont mené à la fin de la pêche. Au 18 et 19 ième siècle Wenduine n'était plus qu'un petit village. Jusqu'en 1870 la population vivait très solitaire et se contentait de peu. Beaucoup de jeunes devaient aller travailler dans les villes voisines ou en France.
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LA PRINCESSE DES STATIONS BALNÉAIRES
Le tourisme a apporté beaucoup de changements et cela valait aussi pour Wenduine. Beaucoup de touristes qui logeaient à Blankenberge se promenaient, à dos d'âne, jusqu'à Wenduine. Très vite les plus malins avaient compris que ces promeneurs appréciaient une tartine au jambon, une tartine de pain aux raisins et ceci accompagné d'une bonne tasse de café. Ce fût la naissance d'établissements comme «Café des étrangers», «Bienvenue aux étrangers», le «Pavillon des dunes»ou le «Café de la gare». En 1876, le conseil communal refusa son accord pour faire de Wenduine une station balnéaire avec comme raison principale qu'il n'y avait pas de bonnes routes qui menaient à Wenduine. Dix ans plus tard, un conseil communal plus dynamique est installé. En 1884 on construit un chemin vers Blankenberge, en 1886 il y a la correspondance entre Ostende et Blankenberge avec le tramway.
A cet effet le conseil avait épargné l'énorme somme de 57.000 francs. Entre 1878 et 1880 on a construit l'institut «Born», le premier centre de revalidation pour les enfants de notre pays. En 1888 les premiers terrains de construction situé le long de la digue sont vendus à des particuliers, et l'année précédente on avait investi dans les  «chariots de bains» avec lesquels les baigneurs étaient amener dans l'eau.

A partir de 1895 il y avait les grands travaux d'infrastructure. Il y avait du travail, la population de Wenduine croissait et Wenduine parvenait, grâce à la persévérance de sa population et du conseil communal et sans aucun appui de grands groupes financiers, à devenir une station balnéaire connue et ceci déjà avant la première guerre mondiale.

(Source: Lepeer, E., Vin Dune an de Zee, uitgegeven door Gemeentebestuur Wenduine, 1974).
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